Les Valeurs Olympiques : Mythes et Réalités

« Le fondateur des Jeux olympiques de l’Antiquité fut Apollon, et dans les temps modernes Pierre de Coubertin », écrivait Jean Giraudoux. Entre les deux, il s’était écoulé plus de 1 500 ans…

Une histoire qui remonte à l’Antiquité
Les premiers Jeux olympiques se sont déroulés pendant près de 1 200 ans, de 776 avant JC à 393 après JC, dans la ville grecque qui leur a donné son nom : Olympie.
Le calendrier des Grecs anciens prenait comme point de départ, comme année zéro, cette fameuse année de 776 avant JC où un certain Koroïbos gagna le prix du stade (183 mètres de course de vitesse) et vit son nom gravé dans le marbre : l’histoire de l’Antiquité commence en quelque sorte avec l’histoire du sport.

Des Jeux hors du monde ?
Les Jeux olympiques se déroulaient, comme aujourd’hui, tous les quatre ans. Dédiés aux dieux et organisés par des prêtres, ils marquaient une trêve religieuse et sportive dans les conflits du moment : les guerres étaient suspendues pendant un mois, et personne ne devait entrer armé à Olympie. Chacun pouvait tenter sa chance après trente jours d’entraînement intense, sauf les esclaves… et les femmes.
Au départ, seuls les Grecs concourent, mais les Romains se mettent ensuite sur les rangs. Le futur empereur Tibère est ainsi le premier « étranger » à remporter une épreuve. Néron participe plus tard à une course de chars… qu’il perd mais dont il se déclare vainqueur. La renommée des athlètes devient telle que l’argent s’introduit à Olympie, que les scandales se multiplient. Les combats de gladiateurs ajoutés par Rome achèvent de dénaturer les Jeux.

La fin des premiers Jeux
Au IVe siècle de notre ère, non seulement l’idéal olympique est ainsi trahi, mais l’idéal religieux qui était à l’origine des Jeux a également disparu. Zeus est bien oublié, cette manifestation sportive peut même sembler une résurgence païenne et anachronique dans un monde devenu chrétien. Aussi l’empereur Théodose Ier décide-t-il de les supprimer en 393 après JC. Pour faire bonne mesure, son successeur Théodose II fait incendier trente ans plus tard les stades et les vestiges des temples.

Le retour des Jeux olympiques
C’est plus de 1 500 ans plus tard qu’un jeune baron normand, Pierre de Coubertin (1863-1937), fait renaître les jeux à Athènes en 1896. Depuis cette date, ils se déroulent tous les quatre ans dans une ville différente. Coubertin va imposer l’olympisme comme un idéal philosophique et moral majeur du XXe siècle, avec ses notions de désintéressement et d’absence de discrimination.

Un renouveau en partie dû à la défaite de 1871
En France, le renouveau du sport dans les années 1880 est soutenu par l’esprit de revanche qui anime les professeurs après la défaite de 1871 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine. D’ailleurs, les exercices de gymnastique donnés aux garçons des écoles primaires des années Jules Ferry se font souvent avec des sabres en bois. Le sport développe par son vocabulaire une symbolique guerrière… et crée potentiellement une armée, comme l’écrira Hitler dans les années 1930 : « Des millions de corps entraînés au sport, imprégnés d’amour pour la patrie et remplis d’esprit offensif pourraient, en l’espace de deux ans, se transformer en armée »…

Une volonté de paix
C’est pourtant une volonté de paix qui anime Pierre de Coubertin. « Je demeure convaincu que le sport est un des plus puissants éléments de paix et j’ai confiance dans son action future ». Il ajoute : « Exportons des rameurs, des coureurs, des escrimeurs : voilà le libre-échange de l’avenir, et le jour où il sera introduit dans les mœurs de la vieille Europe, la cause de la paix aura reçu un nouvel et puissant appui ». Et il annonce son intention de restaurer les Jeux olympiques avant la fin du XIXe siècle dans son pays d’origine : la Grèce.

Un rêve devenu réalité
Pierre de Coubertin a 31 ans lorsqu’il réussit à abattre les derniers obstacles et à réaliser son rêve, avec les Jeux d’Athènes du 6 au 15 avril 1896. Il crée pour l’organisation de tous les Jeux à venir un Comité international olympique qui refuse toute subvention d’un gouvernement, quel qu’il soit, pour rester indépendant, à l’abri de toute influence politique, religieuse, idéologique et raciale.
Il définit aussi ce que doit être l’olympisme : « La fête universelle du printemps humain, qui constituera une école de noblesse et de pureté morale autant que d’endurance et d’énergie physique, à condition que la conception de l’honneur et du désintéressement sportifs soit élevée à la hauteur de l’élan musculaire ». Les Jeux olympiques sont nés à nouveau… et pour longtemps.

Source : NotreFamille.com
Lien : WikipédiaSite Officiel Olympic.org

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