Les « nouveaux Bleus » sélectionnés !

Laurent Blanc a communiqué ce jeudi une liste de 22 noms pour affronter la Norvège, le 11 août prochain. Comme prévu, aucun des joueurs officiellement sélectionnés pour la Coupe du monde n’y figure. Le gardien monégasque Stéphane Ruffier, présent à Knysna mais qui ne faisait pas partie de 23, est bien présent. Les éléments les plus expérimentés se nomment Lassana Diarra (27 sélections), Karim Benzema (27 sélections), Samir Nasri (15 sélections) et Philippe Mexès (13 sélections). Sept joueurs n’avaient jamais été convoqués en équipe de France A : Mathieu Debuchy, Mamadou Sakho, Benoît Trémoulinas, Yohan Cabaye, Blaise Matuidi, Charles N’Zogbia et Jérémy Ménez. Quant à Nicolas Douchez, Stéphane Ruffier, Aly Cissokho, Adil Rami, Yann M’Vila et Guillaume Hoarau, ils avaient déjà connu les joies d’une convocation en équipe de France, sans pouvoir honorer leur première cape. Landreau et Frey non-sélectionnés Frey, Landreau, Boumsong, Escudé, Pedretti, Trezeguet : les grands perdants Pour sa première liste, Laurent Blanc n’a pas cédé outre mesure à la tentation girondine. Décevants en fin de saison dernière, Michaël Ciani et Mathieu Chalmé n’ont pas été retenus. Quelques anciens peuvent également se poser des questions. Sébastien Frey (30 ans), Mickaël Landreau (31 ans), Jean-Alain Boumsong (30 ans), Julien Escudé (31 ans), Benoît Pedretti (29 ans) et David Trezeguet (33 ans) ont sans doute vu passer leur dernière chance, même si Blanc a confirmé avoir tenu compte du degré de préparation des joueurs évoluant à l’étranger. La volonté du nouveau sélectionneur des Bleus semble claire : préparer la nouvelle génération à prendre le pouvoir. Seuls trois éléments ont 27 ans ou plus : Nicolas Douchez (30 ans), Philippe Mexès (28 ans) et Rod Fanni (28 ans). A eux trois, ils comptent … 17 sélections.

Le groupe des Bleus
GARDIENS : Stéphane Ruffier (Monaco), Nicolas Douchez (Rennes).
DÉFENSEURS : Rod Fanni (Rennes), Adil Rami (Lille), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Mamadou Sakho (Paris-SG), Benoît Trémoulinas (Bordeaux), Aly Cissokho (Lyon), Mathieu Debuchy (Lille). MILIEUX : Lassana Diarra (Real Madrid/ESP), Moussa Sissoko (Toulouse), Yann M’Vila (Rennes), Samir Nasri (Arsenal/ANG), Yohan Cabaye (Lille), Charles N’Zogbia (Wigan/ANG), Blaise Matuidi (Saint-Etienne).
ATTAQUANTS : Hatem Ben Arfa (Marseille), Karim Benzema (Real Madrid/ESP), Loïc Rémy (Nice), Jimmy Briand (Lyon), Jérémy Ménez (AS Rome/ITA), Guillaume Hoarau (Paris-SG).

Source : L’Équipe

Nicolas Anelka a attribué jeudi, dans un entretien à France-Soir, la responsabilité du fiasco des Bleus au Mondial de football à Raymond Domenech et au journal l’Equipe qui avait rapporté des insultes contre l’entraîneur, qui lui avaient valu d’être exclu de l’équipe de France.
« Si le coach voulait prendre un joueur de surface, ce n’est pas moi qu’il fallait choisir. Il s’est trompé sur le casting et je suis le premier à le reconnaître », explique l’attaquant français à France-Soir.
« Le coach savait parfaitement où et comment je voulais évoluer. Hélas, ça ne s’est jamais produit », poursuit-il. « Mon plus gros regret est là : ne pas avoir pu évoluer à mon poste » ajoute-t-il « j’étais condamné à jouer contre nature ».
Revenant sur l’incident l’ayant opposé à Domenech le 17 juin, il raconte: « Quand le coach, dans les vestiaires contre le Mexique me dit de rester devant, c’est monté direct au cerveau. Je me suis dit qu’il le faisait exprès, qu’il cherchait un mec pour prendre les coups à sa place ». « Je marmonne dans mon coin des choses qui resteront dans le secret des vestiaires. Et qui auraient dû y rester. Mais en aucun cas ce ne sont les mots que j’ai pu lire dans L’Equipe », affirme-t-il.
Deux jours plus tard, le quotidien sportif avait barré sa manchette des présumées insultes extrêmement violentes qu’aurait proférées Anelka, provoquant son exclusion immédiate de l’équipe de France.
Selon le footballeur, le quotidien sportif porte aussi une responsabilité dans l’élimination prématurée des Bleus.
Le titre de l’Equipe « est non seulement diffamant mais également +assassin+. En faisant ça le journal a détruit les chances de la France et plus accessoirement a cherché à me nuire. Ce titre a créé une guerre entre le coach et les joueurs, puis entre les joueurs et la Fédération. Cet acte est scandaleux », déclare Nicolas Anelka à France-Soir.
« Le pire c’est que tout est faux », répète-t-il, refusant à nouveau de s’excuser « pour des mots qui ne sont pas sortis de (sa) bouche ».
Il qualifie également de « pure fiction », les problèmes avec le milieu offensif Yohann Gourcuff dont avait fait état la presse durant le Mondial et rend hommage à Patrick Evra, « un capitaine exemplaire » qui a « défendu ses soldats ». Evra avait été très critiqué en raison de sa responsabilité présumée dans la grève de l’entraînement décidée par les joueurs le 20 juin pour protester contre le renvoi d’Anelka.
Réagissant aux « propos racistes » d’une « minorité de Français » sur les joueurs de l’équipe de France, Anelka estime enfin: « Quand ça se passe mal, on redevient des immigrés noirs (même quand on ne l’est pas!) ou arabe, racaille, caïd banlieusard et musulman ». (source)

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