Aperçu : Assassin’s Creed, Brotherhood

Si ce nouvel épisode de la saga Assassin’s Creed est attendu, c’est non seulement pour son aventure en solo prometteuse mais aussi – et surtout – pour ses parties multijoueurs, une première dans la série. Un multi qui se veut aussi original qu’ambitieux et que nous avons pu tester deux heures durant dans le studio de développement d’Ubisoft à Annecy…
Lorsque à la fin d’Assassin’s Creed II le héros contemporain Desmond Miles s’échappe des locaux de la société Abstergo, il remarque au passage la présence de salles contenant de nombreux animus. Cette séquence n’était pas là par hasard car elle légitime aujourd’hui le multi de Brotherhood. Ainsi, les joueurs incarnent les employés d’Abstergo qui doivent s’entraîner à l’art du meurtre pour pouvoir affronter les assassins. Tous les éléments constituant l’intérêt du jeu en solo se retrouvent dans le multi (les 8 maps disponibles, issues de l’aventure principale, ont toutefois été retravaillées et redimensionnées), à la différence qu’ici non seulement vous devez assassiner un joueur mais vous êtes aussi la proie d’un (ou de plusieurs) autre joueur…

Au total, il y a 17 personnages disponibles, parmi lesquels 8 ont été révélés : prêtre, médecin, rôdeur, noble, courtisane, bourreau, ingénieur et contrebandier. S’ils ont un comportement de base identique dans le jeu (même vitesse de déplacement par exemple), en revanche ils offrent des animations bien spécifiques, notamment lors de l’assassinat de leur cible. Chacun possède sa propre arme (hache, épée, couteau…) et demeure personnalisable visuellement de 6 manières différentes au niveau de la couleur et des accessoires. Mais surtout, il est possible de customiser son personnage à l’aide de 12 capacités (Abilities). Il en existe deux sortes : les capacités permanentes qu’on garde pendant toute la session de jeu et les capacités activables auxquelles on ne peut plus avoir accès pendant un certain temps après utilisation. Parmi ces dernières, on recense le Déguisement temporaire, l’Accélération qui offre la possibilité de courir rapidement pendant un bref laps de temps, le Poignard de lancer qui vous ralentit drastiquement s’il vous touche, ou encore la Bombe fumigène, le Pistolet et le Poison. Ce dernier est l’arme ultime de l’assassin puisqu’il faut aller au contact de sa cible sans se faire repérer pour l’administrer (celle-ci va mourir une poignée de secondes plus tard sans même savoir qui l’a tuée). Sans oublier le Morph qui donne brièvement notre apparence à tous les individus alentour et la Vision des Templiers qui permet de discerner ses poursuivants en rouge et sa cible en bleu. A noter que chaque capacité peut être améliorée trois fois, grâce aux points acquis à la fin de chaque partie. Concrètement, l’Accélération dure alors plus longtemps ou la Bombe fumigène offre un rayon d’action plus large.

En plus des capacités, le joueur peut recourir à des atouts (Perks). Il y en a 8 au total que l’on débloque progressivement en accumulant des points et en franchissant automatiquement les niveaux (le niveau maximum possible d’un personnage est 50). Comme pour les capacités, on les sélectionne à chaque début de session ou après s’être fait assassiner, avant de revenir dans la partie. Parmi ces dernières, il faut retenir par exemple celle intitulée Acrobate qui permet de courir plus longtemps sur les murs. Ou, plus amusante, cette autre qui, lorsqu’on est situé au milieu d’un groupe de gens, donne notre apparence à un des individus alentour et le fait courir instantanément comme un fuyard, histoire de focaliser l’attention du poursuivant sur lui. Enfin, il y a les Séries de victimes (Kill Streaks) qui sont en quelque sorte des paris qu’on se lance avant la session de jeu. Plus on choisit une Série de victime difficile à faire (tuer trois joueurs à la suite par exemple) et plus on aura un bonus de points conséquent. En contrepartie, histoire de ne pas décourager les joueurs malchanceux (ou les mauvais, au choix), il y a les Séries d’échec (Lose Streaks). Grosso modo, quand on perd plusieurs fois sa cible ou qu’on se fait tuer de nombreuses fois d’affilée, on récupère une capacité supplémentaire pour aider à revenir au score.

Le multi de Brotherhood propose 8 maps qui paraissent assez variées puisqu’on y trouve des extérieurs et intérieurs urbains ou campagnards, petits ou grands, sombres ou éclairés, avec des rues étroites ou larges… Trois maps esthétiquement très réussies étaient accessibles : des quartiers de Rome et Sienne ainsi que le Castle Gandolfo, un dédale très peuplé de salles et de couloirs. Aux traditionnelles caches disponibles (buisson, bottes de foin…), il faut ajouter la possibilité de s’asseoir tranquillement sur un banc. Mine de rien, cette planque est très efficace quand on est entouré par la foule qui contient forcément des personnages possédant une skin identique à la nôtre. Chaque map propose aussi des éléments interactifs appelés Chase Breakers. Ceux-ci se manifestent, par exemple, sous la forme d’une corde reliée à une poulie qui permet de grimper en un éclair sur un toit. Ou des portes qui se referment automatiquement derrière soi après notre passage (uniquement quand on court à travers). Dès lors que vous utilisez un Chase Breaker, une brève cinématique se déclenche montrant l’action. Cela permet évidemment d’accroître la distance entre votre assassin et vous, et donc littéralement de casser la poursuite.

Au total, le jeu devrait contenir 4 modes multi mais, pour l’heure, seuls 2 ont été montrés. Outre un tutoriel très utile pour saisir les bases et les subtilités du gameplay, le joueur peut d’abord pratiquer le mode Traque, accessible jusqu’à 8 individus. Ici, chaque joueur a un autre joueur à assassiner et demeure lui-même la proie d’un ou de plusieurs autres participants. Le second mode disponible est Alliance qui offre de jouer en coopération, par binôme, au cours de 2 rounds de 5 minutes chacun. Accessible de 4 à 8 joueurs au maximum, celui-ci vous propose de former des équipes de deux joueurs (votre coéquipier a le même type de personnage que vous). Le but est que chaque membre du duo tue sa propre cible. Mais, pour davantage de fun, il est aussi possible d’assassiner la cible de son collègue…. Concrètement, sur le terrain, il faut se baser sur deux éléments pour repérer sa cible. Primo : son portrait affiché dans le contrat (mais gare aux sosies !). Secundo : une sorte de boussole circulaire sur laquelle un indicateur bleu grossit au fur et à mesure que vous vous rapprochez d’elle. La boussole s’illumine complètement dès lors que vous vous retrouvez dans le champ de vision de votre cible. Puis, lorsque vous êtes vraiment à proximité, une touche apparaît à l’écran. Il faut alors la presser pour accomplir automatiquement l’assassinat qui se manifeste par une brève cinématique dotée d’une mise en scène souvent spectaculaire. En parallèle, vous possédez une jauge de détection qui se vide rapidement si vous n’êtes pas assez discret. Si c’est le cas – signe que le joueur cible vous a vu – une course-poursuite en temps limité s’engage automatiquement. Vous n’avez alors qu’une poignée de secondes pour le rattraper et le tuer. Si vous n’y arrivez pas, votre contrat, non respecté, est donc brisé, tout comme lorsque vous vous trompez de cible et tuez un innocent. Mais la partie ne s’arrête pas pour autant car on vous assigne une nouvelle cible un instant plus tard. Évidemment, cette perte de temps est préjudiciable à votre score final puisque vous n’avez gagné aucun point. Le fait de ne pas pouvoir tuer son assassin mais simplement de devoir fuir est un parti pris des développeurs qui veulent éviter ainsi que les parties ressemblent à des Deathmatchs basiques. Cela dit, on peut tout de même humilier son poursuivant : il suffit de le repérer puis de le surprendre en pressant une touche lorsqu’on est à côté de lui. Non seulement le tueur est ridiculisé via une action spéciale (claques derrière les oreilles, croche-pied…), mais surtout vous annulez directement son contrat et donc vous vous débarrassez de lui en un seul coup. Attention, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire ! Et il est nécessaire de s’y reprendre plusieurs fois avant d’y parvenir. Mais le résultat en vaut vraiment la chandelle, notamment dans des conditions particulières. Ainsi, accomplir ce geste alors que vous avez quatre tueurs aux trousses (le comble de la tension !) relève de la bravoure et vous récompense logiquement d’une flopée de points…

C’est justement grâce aux points que vous pouvez faire évoluer votre personnage. Il est d’ailleurs possible d’en gagner de plusieurs manières : quand on tue sa cible bien sûr mais aussi lorsqu’on échappe à ses poursuivants ou qu’on accomplit des actions spécifiques. A ce titre, on peut noter des récompenses aux noms évocateurs tels que First Blood (on est le premier de la session à commettre un assassinat), Double Kill (avec son partenaire, on tue les deux cibles en même temps), Revenge (on tue un joueur qui nous a tué auparavant) ou encore Triple Escape (on arrive à se débarrasser de trois poursuivants). Il y a aussi des bonus de points selon la variété des meurtres que l’on effectue. Bien entendu, plus vous marquez de points et plus votre personnage change de niveau rapidement et débloque donc de nouvelles capacités. Au final, ce mélange d’éléments classiques et d’idées originales adapté au multi devrait à coup sûr constituer un des atouts de Brotherhood.

Nos impressions

Aperçu Assassin's Creed : Brotherhood : tres bon Même si tout ne nous pas été dévoilé, on peut d’ores et déjà confirmer que, grâce à leur richesse, leurs éléments originaux et leur respect extrême de la saga, les modes multi de Brotherhood représentent une véritable valeur ajoutée à l’aventure principale. D’autant qu’ils semblent réussir le compromis entre accessibilité immédiate pour le grand public, via un gameplay bien étudié, et une bonne durée de vie pour les joueurs plus hardcore, via les nombreux défis à relever (on parle même de 75 challenges supplémentaires). Bref, ça sent plutôt bon !

Source : JeuxVidéo.com

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