Prise en main sans manette : une après-midi avec Kinect

A un mois du lancement de Kinect, 01net s’est rendu chez Microsoft France pour (ré)essayer la technologie du futur périphérique de la Xbox 360 et pour tester cinq de ses quinze premiers jeux. Récit.

Une douche, par pitié. Après une heure et demie passée sur les premiers jeux de Kinect, trois bouteilles d’eau vidées et une chemise essorée, un passage au vestiaire s’impose. Si vous croyiez que la Wii fait transpirer, sachez que ce n’est pas grand-chose à côté du nouveau périphérique de la Xbox 360, qui sort le 10 novembre en France. On pourra gloser longtemps sur la meilleure manette, sur la meilleure précision ou encore sur la meilleure technologie. Comme nous l’avons déjà écrit : d’un point de vue strictement technique, le PlayStation Move de Sony est aujourd’hui un cran au-dessus. Mais l’intérêt de Kinect se joue ailleurs. Contrairement à ses concurrents, l’accessoire gère non pas un, ni même deux bras, mais le corps entier, surtout les jambes. Par la force des choses, il met en jeu les muscles les plus puissants et les plus épuisants que vous vous trimballez : les quadriceps. Danser, courir, sauter… le jeune catalogue du système de jeu ne vous épargnera rien. Autant dire que venir et repartir (de) chez Microsoft à vélo, à côté, c’était de tout repos.

Techniquement, Kinect repose sur trois capteurs : une caméra classique, un capteur à infrarouge et un capteur de distance, auxquels s’ajoute un micro multidirectionnel. Que voit la console ? Une juxtaposition de plusieurs données, d’abord celle de la pièce en 3D, grâce au capteur infrarouge, et surtout des silhouettes humaines, grâce à la caméra RGB. Ces silhouettes, la surcouche logicielle les interprète immédiatement comme des joueurs, et les retranscrit sous la forme d’un squelette virtuel composé de vos principales articulations : paume, poignet, coudes, épaules, tête, cou, bassin, aines, genoux, pieds… Autant de points clés qui servent à animer les personnages à l’écran.

Le procédé demande toutefois un léger temps de traitement, ce qui vaut une petite latence entre votre mouvement et celui reconstitué à l’écran. Les habitués de la Wii ne seront pas dépaysés. On observe exactement le même genre de léger décalage sur la console de Nintendo. Il se montre plus ou moins gênant selon le style du jeu et la manière dont les développeurs tirent parti des données brutes de l’accessoire. Or, comme avec la Wii, ce qui fera la différence, ce sont précisément les jeux. Microsoft a justement convié 01net à essayer deux heures durant leurs principaux titres du lancement. Visite guidée :
Kinect Adventures et Kinect Joy Ride
Kinect Sports (beach-volley, bowling, ping-pong, 200 m)
Kinectimals et Dance Central

De cette démonstration, nous sommes repartis globalement satisfaits. Cela n’avait pas été le cas à l’issue du salon de l’E3. Pourtant, techniquement, Kinect n’a pas évolué. Les petits défauts du système notés il y a six mois sont encore là : la faute à quelques interprétations erronées d’une position, à son temps de latence embarrassant dans certaines épreuves, et surtout à l’absence de jeu à trois ou à quatre joueurs. Certains titres parviennent à passer outre pour focaliser l’attention du joueur sur les points forts du périphérique : son immersion redoutable dans l’espace, la prise en compte du corps entier et la navigation générale façon Minority Report.

Kinect n’est pas un périphérique parfait, mais il offre des possibilités nouvelles. A charge de Microsoft et des éditeurs de surprendre les joueurs ! Pour l’instant, la mission est partiellement réussie, oscillant entre la repompe sans idée de concepts venus de la Wii et l’immersion inédite sur certaines épreuves particulièrement conçues pour tout le corps, comme la danse ou le tennis de table.

Faut-il s’attendre à un nouveau phénomène de société comme la Wii en 2006 ? Pas sûr. Parmi les joueurs qui l’ont essayé, Kinect ne fait pas complètement l’unanimité. A l’engouement total des uns, répond le scepticisme des autres. Au sein de 01net, par exemple, plusieurs voix se sont fait entendre, et oscillent entre un enthousiasme quasi enfantin pour le principe et la technologie, et certaines réserves sur le temps de réaction et l’intérêt des premiers jeux. D’une personne à l’autre, le catalogue ne trouve pas la même réception, et si l’auteur de ces lignes a fondu devant Kinect Animals, il s’en trouve d’autres pour rester complètement insensibles. Les goûts et les couleurs…

Pourtant, dans l’ensemble, le périphérique de Microsoft devrait faire merveille chez les couples cet hiver. D’ores et déjà, pour ce qui nous concerne, Dance Central est estampillé «cadeau de Noël pour mademoiselle» (mais elle ne le sait pas encore, elle ne lit pas 01net, hihi), tandis qu’il va falloir faire de la place dans le salon pour quelques parties de tennis de table endiablées (tremble, Xbox 360, le 9-11, je l’ai pas digéré). Les tous premiers jeux disponibles ne montrent semble-t-il qu’un premier aperçu de ce que peut, ou ne peut pas Kinect. Mais Microsoft s’est déjà assuré du soutien de plusieurs éditeurs clés, plusieurs projets intrigants ont été récemment présentés au Japon. Un signal encourageant, pour une technologie qui ne demande qu’à être de mieux en mieux exploitée.

Source : 01net

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