Kinect : ce qui nous plaît, ce qui nous frustre

On aime… La navigation du futur
Difficile, quand on branche Kinect, de ne pas penser à Minority Report, le célèbre film de Spielberg dans lequel Tom Cruise navigue à main levée dans des menus interactifs. Avec le capteur de la Xbox 360, ceux-ci sont affichés sur votre bon vieil écran plat, mais c’est vraiment à la main, comme un chef d’orchestre, que l’on navigue dans l’interface et les options. Déconcertante au début, parfois capricieuse, mais globalement grisante, la navigation est l’un des points forts de la machine.

On aime… Jouer avec les jambes et la tête
Bienvenue dans un monde où votre corps est simplifié sous la forme d’un bonhomme en mousse, avec sa vingtaine d’articulations majeures. Les mouvements des pieds, des tibias, des cuisses, du bassin, des épaules ou encore de la tête sont tous aussi bien reconnus, permettant des jeux de football et de danse immersifs. Dance Central est le meilleur titre pour l’instant. En revanche, les doigts ne sont pas pris en compte, Kinect peut confondre un grand chien avec un homme à quatre pattes ; les enchevêtrements de membres ou les câlins en face caméra font paniquer la machine.

On n’aime pas… L’encombrement exigeant
Contrairement à la Wii et à la PS3, la Xbox 360 se mue en console élitiste, avec Kinect. En effet, le champs de vision assez étroit du capteur impose une distance minimale de 1,80 m entre la caméra et le joueur. Concrètement, si vous n’avez pas de place pour une table basse entre votre meuble télé et votre canapé, abandonnez tout espoir d’y jouer, votre corps ne rentrera pas dans le champs du capteur ! Le jeu à deux est encore plus exigeant, il faut un recul d’environ 2,5 mètres, de 4 mètres dans l’idéal. Pas forcément un problème en province, davantage dans les grandes villes aux appartements étriqués. Et autant déménager les meubles de son salon pour jouer l’espace d’une soirée, ça va, autant devoir le faire à chaque fois… Autre solution : déménager.

On aime… L’immersion immédiate
Si Kinect se vante de se jouer sans manette, les avantages qu’on en tire sont d’abord pratiques. Finis les jeux de piles coûteux ou les prises de tête sur la synchronisation des manettes Wii, ou les fils qui traînent dans le salon. La suite ressemble à de la science-fiction. Rentrez dans le champ du capteur, Kinect vous détecte aussitôt. Levez les bras, vous voilà intégré à une partie en cours. Sortez du champ du capteur, le jeu se met en pause. On n’a jamais fait plus simple. Même l’installation de Kinect est (très) simple et rapide.

On aime… La convivialité naturelle

Depuis la Wii, aucun système de jeu n’a autant suscité la curiosité et les regroupements. S’il n’a pas inventé le jeu à plusieurs, son principe original et immersif est une véritable invitation à se placer dans l’œil de la caméra pour s’essayer au jeu sans manette. Ce qui s’est confirmé à la rédaction et à demeure. De ce point de vue, c’est une réussite, une vraie invitation à jouer, même pour les réfractaires, et ce sans les manipulations trop complexes de certains jeux Wii.

On n’aime pas… Deux joueurs au maximum
C’est la plus grande limite de Kinect. On ne peut y jouer à plus de deux en même temps. Bien sûr, personne ne vous empêche de danser à plusieurs derrière le joueur principal dans Dance Central, mais vous ne serez pas noté. La désillusion est encore plus cruelle sur Kinect Sports : qu’il s’agisse du 100 mètres, du football ou du beach-volley, seulement deux joueurs sont acceptés, deux de moins que sur PS3 et sur Wii.
Accessoirement, certains modes sont également réservés au jeu en ligne, par exemple, pas de tennis de table en versus, uniquement par équipes. Sur Dance Central, le mode Battle ne permet de s’affronter que chacun son tour. Curieux. Dance Paradise intègre un mode défi à deux joueurs en même temps. Mais c’est le maximum.

On n’aime pas… Le vacarme et la transpiration
Non content d’être exigeant en place, Kinect ne permet pas de s’amuser n’importe quand. Les bruis de pas voire de course, notamment dans les disciplines sportives, mettront à mal votre plancher et vos relations avec vos voisins. Joueurs nocturnes, mieux vaudra rebrancher la manette et des jeux plus classiques. De par son principe même, Kinect oblige également à jouer constamment debout, ce qui se révèle fatigant à la longue. On ne parle même pas des odeurs de sous de bras au bout d’une partie d’athlétisme ou de deux ou trois chorégraphies en mode difficile.

On pinaille… Les réactions bizarres
Il serait tentant de croire que parce qu’il arrive quatre ans plus tard, Kinect est plus réactif et précis que la manette Wii. La réalité est plus complexe. Certes, la caméra de la Xbox 360 est plus simple d’approche et à comprendre, mais il lui arrive de perdre le fil de vos gestes, vous représentant dans des positions absurdes, ou encore de restituer vos gestes à l’écran avec un très léger temps de retard, plus ou moins perceptible selon les jeux. Pas de quoi toutefois mériter un « contre » franc et massif. Après tout, on retrouve le même genre de défauts chez la concurrence.

On n’aime pas… Ce sentiment de déjà-joué

Nintendo France a beau jeu de présenter Kinect comme un système « excitant mais pas transcendant » : il est vrai que si la technologie attire, l’offre et la qualité des jeux laissent à désirer, pour l’instant. La plupart sont des resucées tièdes et sans inspiration de la Wii, comme un Kinect Adventures déprimant de banalité, un Kinect Joy Ride basique et capricieux, et un Kinect Sports chiche en contenu et très convenu. A part l’épreuve de football simpliste, toutes les disciplines ont déjà été vues sur Wii, certaines il y a quatre ans déjà.
Dance Central, le meilleur titre du lancement, est quant à lui très réussi, mais pas le premier. Or tous les autres jeux excitants du lancement, comme Dance Paradise ou Michael Jackson The Experience sont également des jeux de danse. Heureusement d’autres titres plus variés, moins caricaturaux et pour certains plus innovants sont en projet.

Le tout… 350 euros, avec la console
149 euros pour l’accessoire, c’est une somme. Pas disproportionnée par rapport aux systèmes concurrents, mais sensiblement plus élevée. Pour jouer à deux, il en coûte 120 euros sur PS3 (pour deux PlayStation Move) et 100 euros sur Wii (pour deux télécommandes Wii Plus). Kinect est lui aussi livré avec un jeu, en l’occurence Kinect Adventures, malheureusement pas très intéressant. Vous n’avez pas la console et souhaitez l’acheter juste pour Kinect ? Comptez 350 euros avec une console Slim 250 Go, un prix salé pour un accessoire qui se veut convivial. Pas donné, mais pas complètement aberrant non plus pour un produit aussi unique. D’autant qu’une version à 4 go à 299 €, beaucoup plus restreinte pour le téléchargement et le stockage de jeu, mais plus accessible.
Au final, Kinect nous paraît un poil trop cher, et surtout trop chiche en jeux marquants pour valoir un investissement immédiat. Au-delà de ses limites intrinsèques (deux joueurs maxi, grand espace exigé), la technologie se montre très convaincante dans l’ensemble. Et appelle désormais des jeux moins caricaturaux, plus variés et qui en donnent plus pour leur argent.

Source : 01netGamehope.com

Publicités
Cet article a été publié dans Geek. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s